Art et Cinéma

11 septembre 2019

"Invasion USA" -- Joseph ZITO (1985)

Film d'action réalisé par Joseph ZITO en 1985 avec Chuck Norris, Richard Lynch, Alexander Zale, Billy Drago et Alex Colon.


Invasion USA"Invasion USA" raconte l'histoire de Matt Hunter - interprété par Chuck Norris - vétéran du Vietnam et ex-mercenaire de la CIA qui vit une retraite paisible en Floride jusqu'au jour où il apprend que des terroristes communistes viennent de commettre des attentats meurtriers aux quatre coins du pays dans le seul but de déstabiliser les Etats-Unis. La police, l'armée et les services de renseignement ne savent pas comment venir à bout de ces criminels qui tuent sauvagement des personnes innocentes. Hunter, quant à lui, reste de glace face à ces atroces tueries : il a failli perdre la vie à plusieurs reprises pour sauver sa patrie, et estime avoir "déjà donné". Mais la mort de son fidèle ami Nikko, abattu presque sous ses yeux par les terroristes, va le faire changer d'avis...

Un film taillé pour Chuck Norris qui donne ici la pleine mesure de ses talents. Un film qui s'inscrit dans la même veine qu'un Delta ForcePortés Disparus ou Oeil pour Oeil : un seul héros, quasi invincible, peut sauver le monde - en l’occurrence ici l'Amérique - d'une bande de hors-la-loi et de terroristes qui sèment le carnage. C'est un film popcorn, bien évidemment, bien bourrin et qui n'a d'autre finalité que de se divertir. Tous les éléments du cinéma d'action des années 80 : des flingues, du muscle, des punchline et de l'hémoglobine... beaucoup d'hémoglobine... ça mitraille à tout va, sans compter les balles et l'on ramasserait presque les douilles derrière la télé une fois le film terminé.
Pourtant, le propos du film n'est pas si inintelligent que cela puisque, souvenez-vous, en 2001, des terroristes - des vrais, cette fois - ont réussi à commettre le plus gros attentat jamais perpétré sur le sol américain dans un pays qui, jusqu'alors, se croyait préservé. Comme si la réalité rejoignait la fiction. Ce qui, en 1985, était encore un fantasme cinématographique est devenu une réalité seize ans plus tard.

Un film qui, après les attentats commis en France, en 2015 et 2016, se regarde aujourd'hui différemment. Notamment la scène où les terroristes démolissent un quartier résidentiel en s'en prenant à des familles innocentes. Là aussi, l'inimaginable est devenu réalité.

En fin de compte, je dirais que si "Invasion USA" ne constitue évidemment pas un chef-d'oeuvre du septième art, il est de ces films qui ont marqué notre imaginaire d'enfance ou d'adolescence. Chuck Norris, mais aussi Arnold Schwarzennegger ou Sylvester Stallone, sont les héros de toute une génération - celle des 35-50 ans - des héros, sans pouvoirs magiques, loin d'être des "Avengers" d'aujourd'hui mais qui, à eux seuls, étaient assez durs et coriaces pour sauver le monde.

Des effets spéciaux spectaculaires, des cascades, des batailles rangées, de l'action, du combat... à chaque scène, impossible de s'ennuyer. Un film idéal pour passer un bon moment lorsqu'il n'y a rien d'intéressant à la TV ou que vous vous ennuyez.

Ma note : 8/10.

INVASION USA (1985) Bande-annonce française

Posté par Yann M à 09:30 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]


06 septembre 2019

The Dark Crystal : Age of Resistance

The Dark Crystal Age of Resistance"The Dark Crystal : Age of Resistance" est une série Netflix de 2019 fondée sur le film de 1982 à l'origine réalisé par Frank Oz et Jim Henson.

A la production et à la réalisation, on a Louis Leterrier, assisté des familiaux et de l'équipe des studios de Jim Henson. 

Synopsis : Le monde de Thra se meurt. Le Cristal est le cœur de Thra, une source de pouvoirs mystérieux endommagée par les Skeksès. Lorsque des Gelfling découvrent l’horrible vérité qui se cache derrière le pouvoir des Skeksès, les feux de la rébellion s’allument et une bataille épique pour la planète commence.

Mon avis :  C'est juste magnifique, superbe, splendide... aucun qualificatif ne suffirait pas à décrire tout le "kiff" que j'ai pris en regardant cette série.

Louis Leterrier, réalisateur des Transporteur 1 et Transporteur 2 et du Choc des Titans, a su, malgré mes doutes, me convaincre qu'il était capable de produire un vrai chef-d'oeuvre. Bon, ce n'est pas forcément un mauvais réalisateur mais, lui qui, jusque-là, produisait surtout des blockbuster, je me demandais si c'était le bon choix pour reprendre un tel projet. Et bien, oui. Il l'a fait. Il a produit avec cette série son chef-d'oeuvre et passé un cran au-dessus qui lui permet dorénavant de jouer dans la cour des grands.

Cette série est véritablement un bijou. Louis Leterrier a su respecter non seulement l'oeuvre de Jim Henson mais, en plus, il l'a enrichie. Tant au point de vue des personnages, des créatures, que de l'ambiance générale du film et surtout des univers. Là où on pouvait reprocher au film de 1982 une certaine lenteur - due aux moyens techniques de l'époque, en vérité - il a su donner à cette série un rythme plus soutenu, sans temps mort et à la fin de chaque épisode, je n'avais qu'une envie : c'était découvrir au plus vite le prochain.

On peut même dire que cette série se hisse, sans problème, au niveau d'un long-métrage. Le visuel est fantastique.

Ma Note : 10/10

The Dark Crystal: Age of Resistance | Trailer | Netflix

 

 

Posté par Yann M à 03:19 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 août 2019

Once Upon a Time in Hollywood -- Quentin TARANTINO

Once Upon a Time In Hollywood 2Sorti le 14 août dernier (j'étais en vacances), je suis allé le voir aujourd'hui.

Verdict ? Alors, c'est peut-être un film où les plus grands fans de Tarentino seront un peu décontenancé car il n'y a pas vraiment d'enjeu. Mais ça reste un bon film d'ambiance avec une atmosphère particulière où l'on ne voit pas les 2 h 30 que dure ce film passer et où l'on prend plaisir à se laisser entraîner dans cette Californie de la fin des années soixante.

Once Upon a Time in Hollywood raconte l'histoire de la star de télévision Rick Dalton (interprété par Leonardo di Caprio) et le cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt), sa doublure de longue date, qui poursuivent chacun leurs carrières respectives au sein d'une industrie cinématographique qu'ils ne reconnaissent plus.

Et c'est un film qui repose, en grande partie, sur ça : la nostalgie. La nostalgie d'une époque qu'a connu Tarantino, que les amateurs de vieux films hollywoodiens auraient aimé connaître. On prend plaisir à retrouver cette ambiance, à se balader en voiture sur les grandes artères de Los Angeles de jour ou de nuit, dans une Californie de 1969 très bien représentée.

Sharon Tate (interprétée par la très jolie Margot Robbie) et Charles Manson sont aussi le pivot central de l'histoire aussi dans ce film mais là, je ne peux pas vous en dire davantage ou ce serait vous spoiler la fin - assez surprenante - de ce film hors norme dans la carrière de Tarantino.

Il faut aller le voir aussi pour la bande-son qui est un pur délice pour les oreilles, pour peu que vous voyez fans des musiques de cette époque... vous allez danser sur votre siège.

Bref, un film qui plaira à tous les cinéphiles avertis et ceux qui aiment cette culture hollywoodienne dès lors disparue. Il y a beaucoup de clins d'oeil et de références.

Je vous le dis : il ne plaira pas à tous les fans de Tarantino mais disons que c'est un film qui se mérite.

ONCE UPON A TIME IN HOLYWOOD Bande Annonce VF + VOST (Tarantino, 2019) Leonardo DiCaprio, Brad Pitt

 

Ma note : 8/10

 

Posté par Yann M à 07:28 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 avril 2019

Salo ou les 120 Journées de Sodome - Pier Paolo Pasolini (1976)

Salo ou les 120 journées de SodomeDrame historique italien sorti en 1976.

Réalisé par Pier Paolo Pasolini avec dans les rôles-titres, Paolo Bonacelli, Giorgio Cataldi et Umberto Quintavalle.

 

Le PitchEn 1943, dans la république fasciste fantoche de Salò, quatre riches notables enlèvent neuf jeunes garçons et neuf jeunes filles de la région pour les emprisonner dans un somptueux palais. Dans ce décor luxueux, les adolescents seront soumis aux plaisirs de leurs geôliers, à leur jouissance sadique de pouvoir exercer une domination totale sur ces jeunes corps, de décider de leurs souffrances, de leur survie ou de leur mort

Mon avis : Initialement prévu pour être le premier film d'une nouvelle trilogie, faisant suite à la "Trilogie de la Vie" comprenant, entre autres, le Décaméron et les Contes de Canterbury, celle-ci fut avortée par l'assassinat du réalisateur sur une plage d'Ostie un an avant la sortie du film.

Ce film se fonde sur les écrits sulfureux du marquis de Sade dont il reprend les codes et les personnages, adaptés à une période historique spécifique de l'histoire contemporaine italienne : celle de la République de Salo, un état fantoche fondé par quelques nostalgiques du fascisme sur les bords des lacs italiens.

Film provocateur ? Très certainement pour son époque. Mais atrocement banal pour aujourd'hui. En fait, il faut voir ce film comme une allégorie. Une allégorie sur les vices hypocrites de la société capitaliste et bourgeoise. Il nous montre comment, de nos jours, nous nous soumettons à nos bourreaux sans jamais oser nous rebeller, nous qui, comme les jeunes garçons et jeunes filles dans ce film, sommes les victimes consentantes du système qui nous oppresse et nous exploite. Nous sommes tellement habitués à la merde que nous avons fini par l'apprécier et y prendre goût.

Un film que je qualifierais d'avant-gardiste et de visionnaire tant nous sommes parvenus à un tel degré de déchéance que de telles images nous paraissent aujourd'hui banales.

Un film qui n'est bien évidemment pas à regarder en famille mais pour soi, pour s'interroger, pour interroger sa conscience. 

Ma note : 8/10

Saló {120 days of Sodom} (Official Movie Film Cinema Theatrical Teaser Trailer)  | UNCENSORED | HD

 

Posté par Yann M à 09:19 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 mars 2019

Hommage à Agnès Varda

 

Agnès Varda

La grande cinéaste française d'origine belge, Agnès Varda, vient de nous quitter à l'âge de 90 ans.

Elle était née le 30 mai 1928 à Ixelles, d'un père grec. Elle quitta la Belgique bombardée en 1940 pour venir s'installer à Sète où elle passa toute son adolescence. Puis elle monta sur Paris, s'inscrivit à la Sorbonne où elle fut l'élève de Gaston Bachelard. Elle entra ensuite à l'Ecole du Louvre avant d'obtenir un CAP de photographie (sa première passion).

Agnès Varda, c'était un cinéma engagé, témoin des grandes luttes de son époque, comme le féminisme ou la cause des sans-abris comme dans son film Sans toit ni loi. Elle fit même une critique acerbe des excès de la société de consommation dans son autre long-métrage Les Glaneurs et la Glaneuse.

Avec un talent de grande conteuse, associé à une insatiable curiosité, Agnès Varda s'est fait une place dans le cinéma français, à tel point qu'elle reçut le César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 2001.

Agnès Varda, c'est au total 62 ans de carrière, 50 films - essentiellement des documentaires et des comédies dramatiques - 11 récompenses et 50 nominations.

Qu'elle repose en paix.

Posté par Yann M à 01:56 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]