Art et Cinéma

22 novembre 2018

Hommage à Joseph Losey

Joseph LOSEY Joseph Losey est un cinéaste américain, né en 1909 dans le Wisconsin et décédé à Londres en 1984.

Après avoir monté, en 1947, à Broadway, Galileo Galilei de Bertolt Brecht, il signe, dès l'année suivante, son premier long métrage, Le petit garçon aux cheveux verts, films aux intentions anti-racistes et pacifistes.

Dès lors, Losey s'impose par son style et ses sujets, à savoir la nostalgie de la jeunesse, la critique sociale ; des thèmes révélateurs de son individualisme et de son pessimisme que l'on retrouve dans deux de ses films : Loveless Haines (1949) et The Prowler (Le Rôdeur) (1950).

Ses idées lui valent d'être assigné à comparaître devant la commission des activités anti-américaines car soupçonné de communisme ; il est alors contraint de s'exiler et s'installe en Grande-Bretagne, dès 1952.

C'est donc à l'étranger qu'il poursuivra sa carrière.

Avec Time without Pity (1956), puis The Criminal (1960) et The Damned (1961) on retrouve la lucidité de Losey.

Losey a su s'imposer comme un remarquable directeur d'acteurs et un technicien consommé.

Trois chefs-d'oeuvres à voir ou revoir pour conclure :

Monsieur Klein

Don Giovani

 

 

 

 

 

Les Routes du Sud

Posté par Yann M à 09:56 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]


21 novembre 2018

La Firme - Sydney Pollack (1993)

 La FirmeFilm policier américain réalisé par Sydney Pollack en 1993.

Avec Tom Cruise, Jeanne Tripplehorn, Gene Hackman et Ed Harris.

Adapté du roman éponyme de John Grisham.

 

Synopsis : Mitch McDeere, jeune juriste diplômé de Harvard, est promis à un bel avenir. Issu d'un milieu modeste, il accueille avec fierté la proposition alléchante d'un grand cabinet d'avocats de Memphis. On lui offre en effet un pont d'or, assorti d'énormes avantages matériels, dont le remboursement de ses dettes, en échange de son talent et d'une disponibilité totale. Ambitieux et combatif, Mitch passe outre les réticences de son épouse Abby. Le couple part alors pour Memphis et commence une nouvelle vie qui semble en tout point parfaiteMais, en contrepartie, il devra, comme chaque membre du cabinet, fournir quelque quatre-vingts heures de travail hebdomadaire. Il ignore encore qu'il vient de vendre son âme au diable...

 

Mon avis : Passionnant. Vibrant. Exaltant. Il n'y a pas d'autres mots pour qualifier ce film. Du grand Pollack. Le caractère des personnages est parfaitement étudié. Il n'y a ni bons ni méchants, au sens que l'on pourrait se faire au vu d'un tel film. Le scénario n'est pas manichéen et l'on perçoit que les ressorts de l'intrigue dépendent, au final, du point de vue sur lequel on s'attache. On se trouve en permanence au bord de la frontière qui délimite la légalité et l'illégalité et l'on comprend vite les atermoiements du personnage central, jeune avocat idéaliste, incarné par Tom Cruise, qui se sent pris au piège entre les griffes de sa firme et ne sait plus comment s'en sortir. 

Le film pose un véritable questionnement sur la notion d'emprise, tel que l'on peut la trouver au sein des entreprises, groupes constitués ou autres sectes. Jusqu'à quel moment peut-on résister ?

Ed Harris dans la Firme

Mon coup de coeur va pour Ed Harris, dans le rôle de l'enquêteur du FBI, dont le look n'est pas sans rappeler celui des vieux flics des films policiers américains des années 50. 

La musique, signée David Grusin, renforce également le côté suspense du film avec ses notes très jazzy. 

Ma note : 9/10 (excellent film, pour l'intrigue, l'histoire, le fond et l'ambiance, ainsi que le caractère des personnages, la manière de filmer de Sydney Pollack, s'arrêtant sur les personnages à chaque réplique, permettant d'observer leurs réactions ou leurs émotions.)

 

La Firme - Trailer

 

 

 

 

Posté par Yann M à 10:45 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 novembre 2018

L'Affaire Pélican - Alan J. PAKULA (1993)

L'Affaire Pélican

Film policier américain - réalisé par Alan J. PAKULA en 1993.

D'après une histoire originale de John GRISHAM.

Avec Julia Roberts, Denzel Washington, Sam Shepard, John Heard et Tony Goldwin.

Musique de James Horner.

Synopsis : Une jeune, ravissante et trop douée étudiante en droit décide d'élucider l'assassinat de deux membres de la Cour suprême qui n'ont apparemment pas de mobile commun. Elle échafaude une théorie qui s'avère être la bonne, puisqu'elle devient la cible de tueurs près à tout pour la liquider. Seule après l'assassinat de son professeur de droit et amant, elle sera aidée par un journaliste courageux et consciencieux.

Mon avis :

John Grisham, auteur à la mode dans les années 90, est à nouveau porté à l'écran dans un film policier mêlant intrigues politiciennes et démêlés judiciaires. Il s'agit d'une obscure affaire d'assassinat sur fond de complot politique, thème cher à John Grisham et très à la mode dans les années 1990 et qui n'est pas sans rappeler, par certains aspects, l'affaire du Watergate. Une atmosphère pesante, servie par la B.O signée James Horner, des rebondissements inattendus, mais, au final, peu de scènes d'action. L'intrigue est plutôt cérébrale, jouant sur le psychologique que sur le physique. Par moments, on peut être un peu perdu mais, finalement, on raccroche tous les éléments de l'enquête jusqu'au dénouement où tout s'éclaire. La conclusion est même très moralisatrice et cible le système politico-judiciaire américain. 

Très belle interprétation de Julia Roberts et de Denzel Washington qui maîtrisent parfaitement leurs rôles, formant un duo convaincant et crédible.

Ma note : 8/10

 

 

 

Posté par Yann M à 09:06 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 novembre 2018

"Flubber" de Les MAYFIELD (1997)

FLUBBERFilm américain produit par Disney en 1997.

Réalisé par Les Mayfield, connu à l'époque pour avoir réalisé l'excellent Miracle sur la 34e Rue ou la suite discutable de 2001, l'Odyssée de l'Espace, 2010 : l'Odyssée continue.

Ce film a rapporté 178 millions de dollars (brut).

Synopsis : Professeur de chimie, Phillip Brainard (Robin Williams) est aussi un inventeur passionné, qui passe des heures enfermé dans son laboratoire, absorbé par ses recherches. Tellement absorbé qu'il en a même oublié, par deux fois, de se rendre à son propre mariage. Sa fiancée Sara Jean lui laisse une troisième et dernière chance. Mais ce jour-là, il se lance dans une expérience qui donne naissance à une étrange matière gélatineuse.

Mon avis : Alors, soyons clair dès le départ, ce film reste avant tout une comédie fantastique à destination d'un jeune public. Vous n'y verrez pas des monstres effrayants ni de débauche d'hémoglobine ou des effets spéciaux bien gore. Non, rien de tout cela. Néanmoins, le film n'est pas enfantin pour autant. Robin Williams y fait là toute la démonstration de son talent et incarne à merveille son personnage, ce professeur de chimie passionné mais qui a du mal à s'intégrer dans le monde moderne et en devient même touchant.

Côté effets spéciaux, on trouve des idées intéressantes comme une oldsmobile volante ou encore le Flubber, ce petit personnage protéiforme et qui donne lieu à des animations bien travaillées. 

Une bonne petite comédie familiale qui vous fera passer un bon moment. 

Ma note :  9/10 (Robin Williams)

 

Posté par Yann M à 10:18 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]

"Street Fighter - l'Ultime Combat" de Steven E. de Souza (1995)

Street FighterSorti en France le 12 avril 1995.

Réalisé par Steven E. de Souza, qui fut scénariste, entre autres, de Commando, Jumpin' Jack Flash, Die Hard 1 et 2 et de la série V

Un film qui a coûté 35 millions de dollars et qui a rapporté au box-office plus de 99 millions de dollars.

Synopsis : Le général Bison, un dangereux dictateur, retient en otage des dizaines d'habitants de Shadaloo, une ville d'Asie du Sud-est, et menace de les tuer si il n'obtient pas une rançon en conséquence. Le chef des forces armées des Nations Alliées, Guile, va tenter de les délivrer.

Mon avis : Alors, oui... ce film est une purge... et il se torche littéralement avec la licence du jeu vidéo éponyme "Street Fighter". Mais, c'est un chef-d'oeuvre sur l'échelle des nanars. Il faut le voir au moins une fois dans sa vie pour s'en rendre compte. Bien sur, si vous êtes un joueur effréné du jeu, vous allez voir le sentiment de vous faire, en permanence, cracher à la gueule par ce film. En fait, il est nécessaire de le regarder dans le bon état d'esprit, dans la bonne optique, c'est-à-dire dans le sens où vous allez regarder une comédie d'aventures nanardesque. 

Les acteurs en font des caisses, surjouant leur personnage, les répliques oscillent entre la nunucherie et la débilité mais, néanmoins, certaines scènes de combat restent fidèles au jeu. Van Damme s'évertuent même à réaliser les coups spéciaux de Guile, le personnage qu'il incarne et on y voit même Ryu faire un Hadoken contre Vega. 

On regrettera, en revanche, qu'un Dhalsim en soit resté à n'être qu'un scientifique pacifiste et qu'il ne puisse pas faire étal de ses capacités guerrières si particulières dans le jeu ou que, finalement, on ne verra pas un combat de Blanka.

Le scénario ? Réduit à sa plus extrême simplicité.

En bref, un bon nanar qui, comme tout nanar, existe juste pour se marrer. Mais si vous êtes un fan hardcore du jeu, je vous le déconseille vraiment car vous allez être horriblement déçu ou dégoûté. Mais vous pourrez néanmoins vous amusez à relever certaines références au jeu - oui, il y en a - et vous amusez du traitement dans le film.

Ma note : 10 / 10 (en tant que nanar) - 4/10 (en tant que film)

 

 

Posté par Yann M à 09:47 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]